Combien coûte un courtier immobilier ?

Le courtier en immobilier est un intermédiaire entre les futurs acheteurs à la recherche d’un financement pour leur acquisition et les établissements bancaires. Son objectif est de proposer, après négociation avec les banques, les conditions de crédit les plus attractives possibles à son client.

Mais comment le courtier se rémunère-t-il, et quel est le coût de ses services ?

Quels sont les frais d’un courtier immobilier ?

Le courtier en crédit immobilier se rémunère souvent de deux façons, par l’intermédiaire de la banque (commission) et par l’intermédiaire de son client (frais de courtage).

1 La commission du courtier : à la charge des banques

Le courtier est rémunéré par les banques sous la forme de commissions : ces commissions lui sont versées en contrepartie du montage des dossiers clients. En effet, les courtiers réunissent généralement l’ensemble des justificatifs de leur client avant de contacter les banques. Ils transmettent ensuite un dossier complet à ces dernières, qui gagnent un temps précieux (elles n’ont plus à faire elles-mêmes ce travail de collecte). Ainsi, lorsqu’un dossier est accepté, le courtier touche un pourcentage du prêt accordé, généralement à hauteur de 1% de celui-ci.

La commission à la
charge des banques
(souvent plafonnées)
1% du montant du prêt

2 Les frais de courtage : à la charge du client

Selon les situations, les courtiers vont facturer des frais à leurs clients, soit sous la forme d’un forfait (entre 900 et 1500 EUR en moyenne), soit sous la forme d’un pourcentage de la somme empruntée (généralement 1%). On parle de frais de courtage (ou d’honoraires de courtage). Le montant des frais de courtage varie en fonction des courtiers consultés, du temps d’accompagnement, du montant du crédit immobilier, ainsi que de la complexité de la demande et du montage financier.

Les frais de courtage
à la charge du client
Forfait fixe ( entre 900
et 1500 EUR en moyenne)
ou 1% du montant du prêt

On distingue généralement les courtiers en ligne des courtiers traditionnels (sur le terrain), qui ne pratiquent pas les mêmes honoraires.

  • Les courtiers en ligne : le recours à un courtier exclusivement en ligne sera généralement gratuit ou peu coûteux puisque son rôle se limitera à une simple mise en relation. Ainsi, après que vous ayez partagé les informations relatives à votre situation et à votre projet, les courtiers en ligne se baseront sur leurs grilles de taux Grilles fournies par les banques et qui permettent de connaître le taux qu’elles appliquent en fonction des durées d’emprunt et du profil de l’emprunteur pour vous mettre en relation avec la meilleure banque. Cela se fera la plupart du temps sans négociation supplémentaire ni accompagnement. Même si le recours aux courtiers en ligne est gratuit en termes de frais de courtage, les banques, qui devront finaliser votre dossier elles-mêmes, vous factureront des frais de dossier relativement élevés.

  • Les agences de courtage traditionnelles et les courtiers indépendants : le recours à un courtier en agence ou à un courtier indépendant sera dans la plupart des cas payant, puisque cela impliquera un accompagnement personnalisé. Le courtier montera lui-même votre dossier, sélectionnera les meilleures banques en s’appuyant sur ses grilles des taux, puis entrera en contact avec elles pour négocier le taux d’intérêt, les frais, ainsi que l’ensemble des modalités du crédit. Suite aux négociations, il pourra ensuite vous transmettre une proposition affinée. Les frais de dossier bancaires seront souvent nuls où inférieurs à ceux obtenus par l’intermédiaire des courtiers en ligne, car les dossiers qu’ils fournissent sont plus complets. De plus, les agences de courtage « sur le terrain » échangent régulièrement avec les établissements bancaires et nouent des relations de proximité avec eux, facilitant l’obtention de crédits aux conditions avantageuses.

Résumé : Spécificités d’un courtier en ligne vs spécificités d’un courtier classique

COURTIERS EN LIGNE COURTIERS TRADITIONNELS
Taux d’intérêt Standards (grille des taux) Variables (selon la négociation du courtier et le profil du client
Frais de dossier bancaires Standards Réduits (dossier déjà constitué par le courtier)
Honoraires de courtage Faibles (variables selon les sites) 1 % du prêt en moyenne
Accompagnement personnalisé Non (utilisation des taux standards) Oui
Constitution du dossier Non (simple mise en relation) Oui
Rencontre physique Non Oui

Pas de résultat, pas de frais de courtage …

Le courtier en crédit immobilier a une obligation de résultats, et non de moyens. Ainsi, selon l’article L321-2 du code de la consommation, « aucun versement, de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d’un particulier, avant l’obtention d’un ou plusieurs prêts d’argent. ». En d’autres termes, le client ne peut payer les honoraires du courtier qu’à partir du moment où il accepte une offre de crédit obtenue grâce à lui. Tant que l’offre de prêt n’a pas été acceptée, aucun versement ne doit être fait (même s’il s’agit d’un acompte et si le courtier s’est donné du mal).

Comme le précise l’article L519-6 du code monétaire et financier, « il est interdit à toute personne physique ou morale qui apporte son concours […] à l’obtention ou à l’octroi d’un prêt d’argent, de percevoir une somme représentative de provision, de commissions, de frais de recherche, de démarches, de constitution de dossier ou d’entremise quelconque, avant le versement effectif des fonds prêtés. »

BON À SAVOIR : Le coût du courtier est directement intégré dans le coût total du prêt. Par conséquent, il apparaît dans le Taux Annuel Effectif Global (TAEG) – taux affiché dans l’offre de prêt et qui prend en compte l’intégralité des frais relatifs à la souscription du prêt.

Résumé

Pour résumer, le courtier se rémunère par la banque (commissions) et parfois par son client (frais de courtage). Les honoraires facturés au client dépendent du degré d’accompagnement et du degré de personnalisation souhaité, ainsi que de la complexité du dossier. Les honoraires sont directement intégrés aux offres de prêt obtenues par le courtier (ils sont inclus dans le TAEG), et ne pourront être payés qu’à partir du moment où l’une des offres émises est acceptée par le client.

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