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Toulouse : quel avenir pour le quartier Matabiau ?

9 juillet 2019

Villes et urbanisme

À Toulouse, le quartier Matabiau est en pleine évolution avec l’avancée du projet Toulouse EuroSudOuest. Désenclaver la gare et agrandir le centre-ville au-delà du canal du midi, construire un quartier d’affaires et de nouveaux logements, faciliter les déplacements, créer de nouveaux espaces publics et apporter plus de nature en ville, voici quelques-uns des objectifs affichés pour ces prochaines années.

Toulouse EuroSudOuest : Agrandir le centre-ville, faciliter la mobilité

Toulouse EuroSudOuest, dit TESO, est un projet visant à transformer 135 hectares à proximité de la gare en bureaux, logements et commerces. C’est une façon de reconquérir la friche ferroviaire, pourtant bien située, tout en désenclavant la gare et les quartiers qui l’entourent. Le centre-ville s’agrandira ainsi progressivement au-delà du canal du midi. Plusieurs éléments permettront de concrétiser ce projet, à commencer par le réaménagement et l’embellissement des espaces publics. Alors que les travaux sont déjà achevés à certains endroits, à l’image de la rue Bayard, d’autres sont en cours de réaménagement. C’est le cas des allées Jean Jaurès, qui deviendront très prochainement les ramblas de Toulouse. Au bout de la rue Bayard et des allées Jean Jaurès, le parvis canal, également en cours de construction, recouvrira entièrement le canal du midi. Il facilitera la circulation des riverains et des voyageurs entre la gare et le centre-ville historique. Cet espace entièrement piéton devrait être achevé d’ici 2020. En plus du parvis, à plus long terme, une passerelle devrait être construite au-dessus de la ligne de chemin de fer pour faciliter la traversée des voies par les piétons et les vélos.

Par ailleurs, la gare ferroviaire sera également transformée et modernisée, grâce à la construction d’une extension. Située au cœur du quartier, elle s’apprête à devenir un Pôle d’Echange Multimodal (PEM), c’est-à-dire un lieu où se croisent et se connectent tous les moyens de transport, le train, le bus, le taxi, la voiture mais aussi le métro et les méthodes de transport douces (vélo, espaces piétons etc.). La gare routière pourrait même être déplacée du côté de Marengo. Une façon de simplifier et d’optimiser les trajets des 150 000 personnes qui pourraient transiter chaque jour depuis la gare en 2030, c’est-à-dire trois fois plus qu’à l’heure actuelle. Les voyageurs et riverains pourront ainsi bénéficier de meilleures conditions d’accueil et d’une offre de services et de transports plus large. La gare devrait ensuite avoir tous les atouts d’une grande gare régionale.

4 parvis, distribués autour de la gare, permettront de renforcer ce pôle d’échanges multimodal. Il devrait s’agir des parvis Lyon, Périole, Canal et Marengo. Alors que les 2 premiers devraient faciliter l’accès aux quartiers environnants, les deux autres permettront de raccorder la gare aux autres moyens de transport urbains. L’idée principale est de redynamiser l’ensemble de la zone en y apportant de nouveaux services.

La tour Occitanie, élément phare du projet TESO

la future tour Occitanie à Toulouse


Tour Occitanie Toulouse
© Studio libeskind – Compagnie de Phalsbourg

Tour de 150m de hauteur et de 40 étages, d’une surface totale de 30 000 m², la tour Occitanie deviendra le premier gratte-ciel de Toulouse si le projet aboutit. Il s’agit d’un projet urbain d’envergure et surtout de l’élément phare de Toulouse EuroSudOuest. Imaginée par Daniel Libeskind et Khardam Cardete, elle sera située à l’ancien tri postal, c’est-à-dire entre la gare Matabiau et la médiathèque. Ce « bâtiment ville » abritera 11 000 m² de bureaux, une centaine de logements, un bar-restaurant panoramique aux deux derniers étages, mais aussi un hôtel Hilton, des commerces et des locaux SNCF.

De forme circulaire, la tour Occitanie sera constituée de « rubans », s’enroulant autour du bâtiment sous forme de spirale. Alors que certains d’entre eux seront des façades en verre, d’autres seront des jardins verticaux, formés par des terrasses présentes à chaque étage. La tour Occitanie dominera les allées Jean Jaurès et le canal du midi. 32 mois de travaux devraient être nécessaires à sa construction.

Toutefois, plusieurs aspects du projet TESO ne font pas l’unanimité : c’est notamment le cas de la tour Occitanie. Un collectif, « Non au gratte-ciel de Toulouse », a même été créé afin de s’opposer au projet. La hauteur de la tour est l’un des éléments les plus contestés, car elle pourrait venir bouleverser le style architectural et le paysage urbain toulousain. Tout l’enjeu sera donc d’améliorer le dynamisme et l’attractivité de la gare et des quartiers environnants sans altérer leur équilibre et leur identité actuelle.