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Où jardiner à Toulouse lorsqu’on vit en appartement ?

29 avril 2019

Villes et urbanisme

Les beaux jours reviennent, et avec eux l’envie de passer du temps dehors. Peut-être avez-vous pensé à jardiner ? Il paraît qu’en plus de faire consommer local et de végétaliser les villes, c’est bon pour la santé. Pourtant, lorsqu’on vit sans terrain ou balcon, difficile de concrétiser cette envie. Figurez-vous que des solutions existent : jardins partagés, familiaux ou privés, votre bonheur se trouve peut-être à deux pas de chez vous.

Les jardins partagés : des lieux participatifs, pédagogiques et conviviaux

Les jardins partagés (ou jardins communautaires) sont des jardins construits, gérés et cultivés collectivement. Ils visent à “développer des liens sociaux de proximité par le biais d’activités sociales, culturelles ou éducatives, et accessibles au public ». Ces jardins sont nés dans les années 90 dans les grandes agglomérations françaises. Initialement, il s’agissait de friches et d’espaces délaissés. Certains habitants ont décidé de les transformer en jardins et de les cultiver collectivement. L’initiative est partie d’une volonté de partager et de se retrouver autour de valeurs simples : la nature, la terre, les fruits, les légumes, les saisons. Ainsi, ils sont progressivement devenus des lieux de proximité, permettant aux habitants de tisser des liens interculturels et intergénérationnels. Ils représentent aussi une véritable opportunité, celle d’apprendre et de s’enrichir des connaissances des autres, dans le respect de l’environnement . Les jardins partagés sont ainsi devenus des espaces de vie, reconnus pour leur dimension sociale, participative, pédagogique et écologique.

Comment rejoindre un jardin partagé ?

Les jardins partagés, relativement nombreux à Toulouse, sont gérés par des associations et centres sociaux. Même s’ils sont ouverts à tous, chacun d’entre eux est unique et a un mode de fonctionnement qui lui est propre. Vous pouvez donc contacter leurs gestionnaires directement pour avoir tous les détails : procédures d’admission, montant de la cotisation, règles à suivre, etc.

La mairie de Toulouse les a d’ailleurs regroupés sur une carte des jardins partagés qui indique leur position. N’hésitez pas à la consulter, elle vous permettra de visualiser rapidement ceux qui sont les plus proches de chez vous, et d’obtenir leurs coordonnées.

Les jardins familiaux : regroupements de parcelles individuelles

Les jardins familiaux appartiennent à des collectivités territoriales ou à des associations, également en charge de leur gestion. La dimension participative est donc moins marquée que pour les jardins partagés. Chaque jardin familial est composé de plusieurs parcelles mises à disposition des particuliers qui souhaitent mettre la main à la terre. Ils y jardinent pour leur usage personnel.

Initialement, les jardins familiaux étaient appelés “jardins ouvriers”. Ils étaient mis à disposition des plus démunis, leur permettant de subvenir à leurs besoins alimentaires. C’est en 1950 qu’ils ont été rebaptisés “jardins familiaux”, et dans les années 70 qu’il y a eu regain d’intérêt pour ces derniers, de la part de l’ensemble des classes sociales. Ainsi valorisés, ils sont progressivement devenus des lieux de mixité sociale.

Les sites de co-jardinage : l’alternative qui met en relation jardins et jardiniers

« Savez-vous planter chez nous », « Je partage mon jardin » ou encore « Adopte ma tomate », ces plateformes s’apparentent à des sites de rencontre entre jardins sans jardinier et jardiniers sans jardin. Ils mettent en relation les personnes qui disposent d’un jardin mais ne peuvent pas s’en occuper comme elles le souhaiteraient (par manque de temps, d’envie, ou de compétences) et les habitants qui n’ont pas de terrain mais adorent jardiner. Une pratique dont tout le monde sort gagnant :  le passionné de jardin cultive ses légumes, le propriétaire du jardin peu apprendre à le faire, le terrain est entretenu et tout le monde profite généralement de la récolte.

Ces sites sont une belle alternative aux jardins collectifs classiques. Ainsi, si vous n’avez pas trouvé de jardin partagé à proximité immédiate de chez vous, ne renoncez pas : cela ne veut pas dire que le jardin de vos rêves ne s’y trouve pas.