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Impact de la classe énergie d’un logement sur son prix

28 mars 2019

Marché immobilier

Selon une étude récemment publiée par les notaires de France, la classe énergie d’un logement, déterminée par le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), a un véritable impact sur son prix. En d’autres termes, selon ses performances énergétiques, un même bien pourra être vendu à des prix différents. Retour sur ce phénomène et sur les caractéristiques du marché français.

Qu’est-ce que le DPE ?

Le DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) est un diagnostic qui doit obligatoirement être réalisé avant la mise en vente ou en location d’un logement. Il mesure en fait ses performances énergétiques et environnementales.

Le DPE prend en compte 2 éléments distincts : la consommation énergétique des logements et leur impact sur l’environnement : on parle respectivement de l’étiquette énergie et de l’étiquette climat. Chaque étiquette classe les logements de A à G.

  • Dans le cas de l’étiquette énergie, les biens notés A sont les plus économes, et les biens notés G sont les plus énergivores. La consommation énergétique s’exprime par an, en Kwh et au m².
  • Dans le cas de l’étiquette climat, les biens notés A sont les plus respectueux de l’environnement, et les biens notés G sont les plus polluants. Les performances environnementales sont mesurées en fonction de la quantité de gaz à effet de serre émise, exprimée par an, en kg et au m².

Bon à savoir : les annonces de vente ou de location doivent obligatoirement faire figurer le résultat du DPE. On considère qu’un logement dont la classe énergie est D a des performances énergétiques moyennes.

Répartition des logements vendus en France en 2017 en fonction de leur classe énergie


Des logements verts encore peu nombreux

classe énergie des logements vendus en 2017

À l’échelle nationale, selon les résultats de l’étude “la valeur verte des logements en 2017” publiée par les notaires de France, 39% des biens vendus en 2017 avaient des performances énergétiques moyennes, c’est-à-dire D.

Parallèlement à cela, 38% des logements vendus étaient énergivores (étiquettes E, F et G).

Enfin, moins d’un quart des biens vendus étaient considérés comme « verts », c’est-à-dire que leur étiquette énergie était A, B ou C.

On constate donc que les logements économes en énergie restent minoritaires sur le marché.

Des disparités régionales

Les chiffres évoqués ci-dessus ne sont pas représentatifs de l’ensemble de la France. En effet, l’étude nous permet de constater qu’ils varient en fonction des régions étudiées.

On remarque par exemple que la région Occitanie, qui a vendu plus de logements verts que de logements énergivores en 2017 (31% contre 27%), est la meilleure élève.

Cette tendance peut être élargie au sud et à l’ouest de la France, où le pourcentage de logements économes vendus est supérieur à la moyenne nationale, et le taux de logements énergivores inférieur.

Toutefois, les régions situées plus au centre, au nord ou à l’est de la France, comme la Bourgogne-Franche-Comté ou le Centre-Val de Loire, ont des scores plus mauvais : elles ont vendu moins de logements économes et plus de logements énergivores.

L’influence du DPE sur le prix des biens : la valeur verte des logements

Le DPE exerce souvent un impact sur le prix d’un bien. On parle de valeur verte. Cette dernière correspond en fait à la valeur que peut prendre un bien immobilier grâce à sa bonne étiquette énergie (A, B ou C), par rapport à un bien noté D, toutes les autres caractéristiques étant égales.

Un exemple pour comprendre la valeur verte d’un logement

Imaginons qu’un bien immobilier de 90m², situé en centre-ville avec 3 chambres, une salle de bain, un garage et un jardin, soit estimé au prix de 180 000 EUR avec une classe énergie D.

Avec une classe énergie A ou B, ce même bien pourrait être vendu entre 190 000 et 220 000 EUR. La plus-value liée à sa valeur verte oscillerait donc entre 10 000 et 30 000 EUR.

En France en 2017, les biens avec une étiquette énergie A-B ont, en moyenne, été vendus de 6 à 22 % plus chers que ceux dont la valeur énergétique était D.

A l’inverse, les biens les moins bien notés (classe énergie E, F ou G) ont souvent été vendus à des prix inférieurs à ceux dont l’étiquette était D : ils ont subi une moins-value.

L’infographie ci-dessous se base sur les chiffres de l’étude des notaires de France pour illustrer l’impact de la classe énergie d’un logement sur sa valeur.

Il est à noter que dans la plupart des régions françaises :

  • La valeur d’une maison varie davantage si ses performances énergétiques sont mauvaises que si ses performances énergétiques sont bonnes. En d’autres termes, la perte de valeur générée par une mauvaise étiquette énergie est généralement supérieure au gain dû à une bonne étiquette énergie.
  • Dans le cas des appartements, le constat est inversé : ce sont les bonnes classes énergie qui ont le plus d’impact sur le prix des biens. Ainsi, le gain de valeur obtenu grâce à de bonnes performances énergétiques est supérieur à la perte de valeur suscitée par de mauvaises performances énergétiques.

Source :

Notaires de France. (2018, octobre). La valeur verte des logements en 2017. Récupéré sur Notaires de France